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Ca donne un avant goût de l'Eden...(jeux de mots quand tu nous tiens)
Mais pourrait-on écouter le silence qui nous guette
--> Ecritures automatiques, première partie

Ne vous êtes-vous jamais essayé à l'écriture automatique?
Hier soir, je suis retombée sur ces textes datant d'il y a trois ans et je me disais que quand même, ils avaient beaucoup de sens dans leur non-sens. Et après leur lecture, je me suis remise à écrire sans penser. Enfin, ce ne sont pas véritablement des écritures automatique puisque la syntaxe est quand même respectée et que j'en fais des phrases. Mais tout de même, à la fin de chaque exercice, je me relis comme si ce n'était pas moi qui avait prononcé ces mots qui me surpennent. Le mieux, c'est de les lire à haute voix, les parler....et ils existent vraiment. Parfois, ça me fait peur.


Le 03.01.03 à 21h00

Je commence à parvenir à ce fabuleux destin dépourvu de sens, qui n’a jamais existé. Et s’il faut le pauvre navire pour nous porter vers d’autres horizons. Oraisons funèbres, se demandera-t-on jamais assez souvent, mais s’il faut quand même aller jusqu’au bout, où tout n’est pas interdit, mais en contradiction avec l’essence même de la romance cachée par les vapeurs de la source enchantée.
Je ne vois plus ces perles qui défilent sur ce corps sans chaleur ni odeur. Pourtant, elles me font mal malgré la carapace qui nous bloque des apparences trompeuses et fortuites.
Sommes nous des animaux sauvages, hybrides êtres que la nature a forcé à rester dans la souffrance et la peine ; guérira bien si elle le pourra, mais pourrait-on écouter le silence qui nous guette, à l’aube de cet automne prochain, mille et une histoires semblantes et tranchantes ; la défaite est proche. Le monde fait face. Mais ta face me mord et me torture du plus qu’elle ne le peut. Mais elle ne le peut. Elle ne peut plus respirer cet air qui l’étouffe de sa propre proie à la démence. L’immensité de cet état qui nous guette se rapproche et se raccroche à grand pas, et prenons vite cet élan qui nous manque pour sauter loin dans le ciel et s’envoler jusqu’à la paix de cette âme honnête et sensible, à l’aube immonde qui s’abat sur ce pauvre bambi apeuré et tremblant. Pourquoi ce loup est-il aussi méchant avec les pauvres hommes que nous sommes ? Ne faudrait-il pas apaiser cette colère fulgurante aux assauts du béni ? Ne sommes-nous seulement que des vermines flétries par la pauvreté de l’opiniâtreté ?
Je ne suis plus celle que vous croyez.

Le 10.01.03 à 20h45

Les lys blanchâtres de Dame Arielle ne me paraissent moindre compréhension à cette visite importune que nous venons de rendre. Et ce, dès la première fois où mon regard est tombé sous sa tutelle. Immense tunique noire, uniques monts et merveilles. La tempête n’apaise le fruit que s’il ne mord à l’hameçon, tendu par ses mains de reine. Je ne puis supporter à son insu, l’immortalité de cette exquise chevelure qui fait que moi-même n’entre dans ce fin stratège. Et que redevint la toile, fendue par les pourpres vents parasités par l’envie de vivre à pleines dents ? Calme toi, ma mie, nous nous reverrons dans des ailleurs lointains, nos lendemains prochains font que je ne survis plus à l’ennui pesant et sourd de ce fin hiver d’automne. Croissant démesurément depuis qu’il n’est plus né, la lyre sonne les cordes par les fines gouttelettes tour à tour échangées de soi-même. Je t’adore et te souhaite tout mon amour pour ces fins heureuses dans le froid grignotant. Ne penses-tu pas à la gelée apprivoisant, les saisons enneigées ? Ecoutes-tu les flocons stridents grincer sous la hutte de l’ange écartelé, Saint Cyprien nous guette par la serrure de cette lyre enchantée. J’écoute et malheureusement je n’entends. Je me meurs de ne voir que ces affables tentatives d’obsession et les désillusions me pèsent. La couleur de tes membres m’oppresse comme s’il fallait que je lui dise. Mon aimée, mon prochain jour viendra plus tôt qu’il advienne et je ne saurais rétablir la pénitence de nos heures emplies de joies subtiles et intensément intenses. C’est insensé le nombre de fois où je n’ai pensé subvenir à la foi. Car j’ai foi en toi et désormais je ne serai plus serré dans les pupilles inacérées par les griffes de ta beauté.

Ecrit par Dine, à 13:44 dans la rubrique "Actualités".



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