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Masochistes du bonheur
--> On ne partage pas en entier

Ecrit le 16.06.12 à 04h35
On dit que les histoires se succèdent mais ne se ressemblent pas.
Mais si depuis le départ, elles avaient du sens, et un ordre?
Si ce n’était pas un hasard, et qu’elles ne faisaient que préparer le terrain pour ce qui allait suivre, perpétuellement?

Peut-être que ma relation avec Blues, bien qu’atypique, était un entrainement à recevoir de l’amour en grande quantité, sans commune mesure. On m’a quelques fois demandé comment je faisais pour ne pas avoir peur de ce que m’apportait Newton, de ses preuves d’amour constantes, exaltées et extravagantes, niaises et envolées, de son emballement à la vitesse grand V, comment je faisais pour garder mon calme et juste accepter de recevoir en connaissance de cause.
Eh bien. Je suis habituée à ce genre de témoignages excessifs d’affection. C’est Blues qui m’a appris. Avec lui, j’ai pris le temps des erreurs et de l’incompréhension, j’ai pris le temps de me fondre en son cœur et voir à travers ses yeux l’objet du délit, de l’émoi. Cela ne m’effraie pas. Puisque je l’ai conçu un jour.

Je me dis que sans Blues, j’aurais fui Newton. Ou alors, j’aurais fait l’erreur du mimétisme et perdu mon identité, bouffée par l’extrême du sentiment partagé en entier. On ne partage pas en entier voyons. C’est absurde. Mais je ne regrette pas d’avoir essayé une fois de réaliser l’incohérence, d’y avoir cru. Maintenant je sais à peu près où sont les limites. Où sont mes contours et lorsque l’on fait intrusion dans ce qui atteint à ma survie intérieure, sonne l’alarme. Je me sens prête. A accueillir la relation dans de bonnes conditions, sereine. A ne pas m’affoler et modérer la cadence, à guider l’autre sur le chemin de l’harmonie, de la compréhension de mes états d’âme, pour qu’il soit armé, lui aussi. Je trouve que l’on s’en sort pas mal. Même si c’est encore tout jeune.

Alors, c’est vrai, on a brûlé les étapes.
Sauvagement.
Mais c’était parce qu’on les avait déjà passées précédemment, auprès d’autres histoires. Comme un jeu que l’on connait par cœur, on refait les niveaux les yeux fermés, confiants. Voilà. Sans pour autant vouloir aller trop vite, on a préféré s’arrêter à la frontière de l’inconnu, vierge, là où il y a encore tout à apprendre. Ensemble, forts de nos expériences, avancer main dans la main à travers l’amour, parés à se prendre de nouvelles claques dans la gueule, un peu plus fortes à chaque fois. Oh oui, ce qu’on aime ça.


Ecrit par Dine, le Dimanche 20 Janvier 2013, 03:14 dans la rubrique Actualités.