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Des clous sur la table
--> Je rêverais d'être ta Susie

Ecrit le 16.06.08 à 11h40

Et dire que c’était dans le premier tome. Celui en rupture de stock, dans ses premières pages. On aurait dit tout ça fait exprès, chaque lecture parcourue à chercher le lien, l’image. L’image qui le reflète, elle était là, dans ce livre dont je n’avais pas accès. Dans celui qui me manquait.
Comme si. Ca devait être comme ça.
Le manque de timing. L’écart de temps entre l’amour et ce qui te revient.
Il me manque. Blond.

Revenir dans son espace, la chaleur des gens qui le côtoient. Elle me paraît si éloignée. Elle accepte de me réchauffer, tout en me disant « c’est la dernière fois que je te vois ici, tu sais que ce n’est pas ta place ». Qu’est ce que j’y peux. Je suis attirée. C’est la douce mélodie de la mélancolie.

Je ne comprends pas pourquoi je les intéresse. Je suis si perdue en leur présence. Je me sens si braquée, flouée par tout ce que j’aurais pu faire s’il avait été là, et tout ce qui m’éteint parce qu’il n’y est plus. Je perds confiance. Il manque là où je passe. Alors je ferme les yeux, et je me noie dans le silence.

Mais. Il y a quelqu’un qui essaie. Maladroitement, il cherche à m’écouter ou comprendre. Il me pose des questions. Il veut que je sois là, même si ce n’est pas ma place. Même si je me floue, après tout, peut-être qu’un jour j’y verrai distinctement. Peut-être qu’un jour je me ferai moins mal.
Je crois que je suis tombée sur un timide. C’est tout mignon. Mais ça me déstabilise à un point. Dormir avec quelqu’un, et juste dormir, vous savez. C’est si inattendu dans mon monde. Si peu prévisible.
Même si….je sais que tu n’as pas réussi à fermer l’œil de la nuit.

Que se passe-t-il alors dans ton esprit ? Que te dit ta voix intérieure une fois que les mots se suspendent ?
Moi aussi, je voudrais te comprendre.
Je voudrais être toute petite et me frayer à l’intérieur, pour entendre ce qu’elle peut te souffler. Et rire ou pleurer. Selon comment tu peux me considérer, selon ce qui t’a poussé à vouloir m’approcher. Et si c’est cette même force qui t’a interdit de me toucher ce soir là.

Je te respecte, je crois. Mais je suis un peu égarée dans ma tête. Les idées se succèdent, et elles ne sont pas toutes bonnes. Elles se parlent entre elles dans un grand brouhaha. Je ne distingue plus aucune phrase dans son entier et lorsque je parviens enfin à ouvrir la bouche, c’est pour ne pas finir les miennes. Ca aussi, c’est représentatif.
Je voudrais que tu t’approches.
Mais je ne veux pas te faire souffrir.

Alors, je ne ferai rien.


Ecrit par Dine, le Jeudi 24 Juillet 2008, 00:35 dans la rubrique Actualités.