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Et puis basta
--> Premier épisode d'une longue histoire...

Introduction.
Ha là là....j'ai vraiment passé trois jours magiques.
Il me reste encore plein de petits papillons dans les yeux, des étincelles dans le ventre. Et des tas de souvenirs.
Alors je me dis que des soirées comme celles là, j'en ferais bien toute la vie. Bercée par la musique et les gens.....je me voyais déjà à leur place. Je les enviais, les admirais, avais l'impression d'apercevoir ce qui m'attend, bientôt. Quand moi aussi je ferai des concerts. C'est beau, les rêves...
Oui, j'avoue, j'y étais allée pour revoir Maro.
Pour faire un constat avec moi même, faire le point. Observer toutes les réactions qui pouvaient trahir un quelconque sentiment à son égard. Mais bien vite, la musique a pris le dessus, et les autres fois où j'y suis retournée, c'était pour elle. Ou pour eux. Tous ces gens géniaux dont j'ai fait la connaissance. Qui m'ont tous donné envie de les connaître davantage, et de partager. Même si je ne suis pas très à l'aise dans ce dernier domaine, enfin....ça dépend des circonstances. Maro est vraiment entouré de gens géniaux. Et c'est comme si, à côté d'eux, il était devenu simplement banal. Comme si....je n'étais plus amoureuse.

1ère fois.
Les images sont floues et incomplètes. Je ne me souviens plus de cette soirée, ça fait longtemps, il faut dire. Heureusement que ma copine Nolita, que j’ai connu du net et que j’ai hébergé pendant un court séjour dans mon humble demeure a une mémoire plus fidèle que la mienne. Je vous incite donc fortement à aller en premier lieu découvrir son compte rendu du concert, puisque je m’appuierai sur son récit pour narrer ma version de l’histoire. C’est par là bas que ça se passe…

Je me rappelle qu’il était un peu moins de 21h quand j’ai regardé à la montre. Le concert commençait à partir de 22h, je pensais avoir du rab devant moi. Je me suis alors regardée dans la glace. Ca faisait si longtemps que je voulais le revoir. Ce gars, cet homme qui m’a abandonné à mon triste sort. Ce Maro. Je voulais savoir, ou simplement observer. J’avais peur de mes réactions mais il fallait que j’analyse mon taux de dépendance, après quelques mois de cure plus ou moins bien assimilés. Alors je me regardais dans cette glace et je me disais que j’avais envie d’être belle, pour une fois. J’avais enfilé une jupe à froufrou il me semble, un petit top noir et mes jolies sandales tressées à la paille. Et soudainement, j’ai pensé à la dernière fois où je m’étais appliquée au maquillage (click !)…. Nolita qui me propose de s’en occuper, avec son air enthousiaste…. On aurait dit qu’elle maîtrisait la matière alors j’ai accepté… et ai fermé les yeux. Quand je les ai réouvert, horreur ! Il y en avait bien trop, je ne me reconnaissais plus. Il a fallu démaquiller et redessiner les contours, pauvre Nolita, dans quoi elle s’était embarquée…
Néanmoins, au bout d’un quart d’heure, on en est arrivée à quelque chose de plus ou moins concret. C’est alors avec joie que nous nous décidâmes à partir à la conquête de l’extérieur. C’est aussi à ce moment précis où j’ai retrouvé mon cerveau…

-« Heuuu…mais à 21h, y’a plus de transports en commun, non ? »

Nolita me regarde bizarre, elle ne peut pas plus en savoir que moi, vu qu’elle n’est pas de la region, mais là, je sens qu’elle a peur… Ou peut-être moi plus qu’elle. Parce que je me rends compte que sans transports en commun, pas de concert.
Vite on sort de la maison. On regarde à l’arrêt. Niet. On a trop traîné. Ptain, j’me disais bien que me faire belle, c’était pas mon truc.

En dernier ressort, il y a un 15 qui s’arrête devant nous. C’est pas sur notre chemin, mais c’est pas grave, il faut qu’on bouge. Terminus Métro. Métro fermé. Hmmm…je sens que ça a trop servi ce qu’on a fait. Bref, rendez vous à la cabine téléphonique pour appeler les renseignements, peut être avoir le number d’un taxi….vu que bon, en fait à pied, je n’ai aucune idée d’où il faut aller. Je compose le 112.
Un gars quitte son groupe de kékés pour venir nous accoster :
-«  Hey steuplé, vazy t’aurais pas une unité à me filer, je te la rembourse ! »
-« Heuu…on a pas de carte, désolée. » ai-je répondu, pressée et peu enthousiaste.
-«  Et comment tu fais pour appeler, alors ? »
-« J’appelle le 112. »
Le gars ouvre grand les yeux, affolé :
-« Ca va, il s’est passé quelque chose ? Vous avez rien ? »
Je fais la moue.
-« Heu…non. Je veux juste avoir le numéro d’un taxi. »
Ce type me regarde de plus en plus bizarre.
-« Vas y arrête de me raconter n’importe quoi, je vais pas te manger, j’ai besoin d’appeler avec ta carte, c’est tout ! »
-« Mais j’ai pas de carte ! »
-«  Ah ouais, et tu vas l’appeler comment, ton taxi, après ? »
-« Avec mon portable ! »

Il soupire, abandonne les parlementaires, comprenant que la nana en face de lui, elle capterait décidément rien à rien, puis retourne voir ses potes. Il a dû me prendre pour une blonde. Surtout quand je suis tombée sur la ligne des services d’urgence, au téléphone.
Les renseignements, c’est le 12.

Mars, et ça repart. Tant pis, il va falloir opter pour la marche. Quelque part vers la droite, j’avoue que je suis tendue. Je n’arrête pas de répéter à Nolita des :
-« Plus vite ! »
Je veux y arriver, j’ai attendu ce moment depuis tellement longtemps. Rater cela de quelques heures, quelques minutes, il en est hors de question. Tout à l’heure, quand j’avais commencé à marcher d’un pas précipité, j’avais trouvé par terre, sur le passage clouté, une pièce de monnaie. Je ne fais jamais gaffe à ce genre de trucs, je regarde plutôt vers le ciel, en temps normal. Mais là, elle gisait à mes pieds, 2 Euros. L’as des pièces, la plus forte carte. Dans ma tête, en l’espace de quelques secondes, c’est comme si j’avais compris le message. La chance était avec moi. Alors oui, je pouvais prendre des risques, ça m’était même autorisé par de plus hautes sphères. C’est pour ça que quand Nolita m’a proposé de taper le sprint, j’ai accepté. Malgré mon problème de cœur réticent à l’effort, malgré mes sandales…que j’ai enlevées. Nolita m’avait prévenu :

-«  Fais gaffe, y’a des bouts de verre partout .»

Je les voyais, ces choses tranchantes et reluisantes, quand je posais mes pieds au sol. Et je pensais fortement à la pièce de deux euros juste avant, en me disant que cette fois-ci, je passerai au travers. Comme un fakir. M’appuyer sans avoir mal. Oui en clair j’étais folle.
N’empêche, hein...

C’est à force de courir…que nous avons été fatiguées…heu, je veux dire, que nous nous sommes rapprochées du but. Nolita était moins essoufflée que moi, normal, elle a l’habitude. Et c’est vrai, je ne m’en croyais pas capable. Si j’avais été seule, je ne l’aurais pas fait. Je n’en aurais pas eu le courage. Parce que je ne fais jamais rien sans l’aide des autres. Alors, quand j’ai reconnu la grande place où était fixée notre rendez vous, j’ai cru à un miracle. 10h20, il faisait déjà nuit mais pas froid, et la soirée ne faisait que commencer…


Ecrit par Dine, le Mardi 1 Novembre 2005, 01:09 dans la rubrique Actualités.

Commentaires :

J'ai oublié de me loguer, oui, je suis un boulet...
05-11-05 à 16:26

Lien croisé

Come down to earth... : "Et puis basta Premier épisode d'une longue histoire..."

 
MangakaDine
MangakaDine
07-11-05 à 20:49

Ha là là je suis trop une quiche, même sur mon texte j'avais confondu les chiffres à composer au téléphone! Et puis je viens à peine d'apprendre que le 12 n'est plus gratuit depuis longtemps, et qu'en plus, il n'existera plus sous peu..... bref, blonde manquée jusqu'au bout...

 
ninoutita
ninoutita
07-11-05 à 22:30

Je file voir en haut si c'est la suite !

 
MangakaDine
MangakaDine
07-11-05 à 22:33

Re:

En haut, ou ça? la suite de quoi? Lol c'est pas très explicite tout ça...

 
ninoutita
ninoutita
07-11-05 à 22:36

Re: Re:

La suite de l'article voyons !

 
MangakaDine
MangakaDine
07-11-05 à 22:41

Re: Re: Re:

Ha là là pauvre de moi.... qu'est ce que j'écrivais dans un commentaire juste en haut, déjà....
Ouais, blonde, jusqu'au bout des ongles.

En théorie, je suis brune. Ca prouve bien qu'il ne faut pas se fier aux apparences...


 
ninoutita
ninoutita
07-11-05 à 23:41

Re: Re: Re: Re:

Bhaaa et les rousses hein ! celles là aussi c'est des cas !