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Vous ici, c'est si impromptu
--> Mon coeur soulagé à la fois dépourvu

Ecrit le 31.03.11 à 02h20
Je suis un boulet.

Il était là ce soir. Je n'en croyais pas mes oreilles. Cette connaissance était en train de m’affirmer avoir croisé Grand Fou dans la rue, que ce dernier assisterait surement au concert, au même concert que nous, ce soir là. Alors qu'il n'aurait pas dû, être dans la capitale aujourd'hui, ni dans cette salle, il n'aurait pas dû non, ça n'avait pas de sens pour moi autre qu'un énorme coup du sort qui voulait hurler sur tous les toits que lui en face de moi c'était cadeau, que c'était tout ce que je méritais et tant pis pour moi.

Lorsque j’ai descendu les marches menant au bar il s'y tenait nonchalamment, chapeau melon noir et costume sombre assorti à ma veste de tailleur à nouveau, nos regards se sont croisés et longuement dévisagés avec surprise, vous ici, c'est si impromptu, inattendu mais fort charmant et agréable retrouver l'homme que j'aime à une date et un lieu que je n'envisageais pas je sens mon coeur soulagé et à la fois dépourvu, je ne suis psychologiquement pas prête alors je fuis d'un pas hardi, m'agite dans toutes les directions, ses amis le rejoignent ça me donne une raison supplémentaire à me sentir de trop alors je discute avec d'autres, si facilement, avec tous ces autres, et pourquoi ce n'est qu'avec les autres.

Je m'assois dans la salle avant que les lumières ne s'éteignent et je sens ses yeux posés sur moi, quand je me retourne il détourne le regard, comme un gamin pris en flagrant délit, qui a trouvé une amoureuse secrète et moi je ne lui avouerai jamais. Mais ne le sait-il pas. Que je. D'une manière inexplicable. Incapable de garder mes moyens, mes repères, je frôle sa présence et son aura m'aspire dans une douce chaleur qui annihile mon cerveau, le met en veille, jusqu'à ce que. Je ne sais pas trop quoi.

Je pensais que c'était joué d'avance, lorsqu'après le concert je suis partie en quatrième vitesse me diriger vers les toilettes, il était là à ma sortie, proche de ma trajectoire, le temps qu'il s'élance et contourne les humains qui lui faisaient obstacle j'étais déjà en train de grimper les escaliers, avec un coup d'oeil furtif à l’arrière je l'ai aperçu planté au milieu de rien, en train de chercher, cet élan qui n'avait abouti qu'à du vide ça me faisait marrer ces petites erreurs de timing mais peut-être qu'il n'aime pas jouer et je m'en suis mordue les doigts jusqu'à la fin de la soirée, ce fut le dernier moment où il apparut seul, et plus vraiment de moyens de l'approcher, que je suis bête, alors qu'il se dirigeait vers moi esquiver les efforts par malice, triple idiote. Et jusqu'à la fin, je me rongeais les ongles pour parvenir à me mordre les doigts et m'entamer les poignets de frustration, il était là, juste là, alors qu'il n'aurait pas dû y être, et malgré cette bonne grâce j'avais foiré les gestes, freiné ses ardeurs peut-être je ne peux que spéculer, maintenant. Et alors que j'étais dedans, il se grillait ses clopes à l'extérieur, j'ai bien vu qu'il nota ma présence lorsque je sortis aussi, j'ai dû mettre dix minutes à fermer mon manteau pour faire durer le plaisir, que je puisse l'observer, encore un peu, et même si nous n'appartenons pas au même groupe de discussions, il est si près, si, c'est là qu'il se mit à danser à la Fred Astaire d'un sursaut de fantaisie claquer des pieds sur le trottoir, je ne pouvais détourner le regard de cet être si prince charmant alors il m'a fixée aussi, le temps de se dire deux trois âneries, repartir à nos conversations pas communes, se quitter des rétines, j'ai enfilé mes affaires et à la frontière de nos deux milieux il a agité sa main pour me dire au revoir, moi aussi, et ça n'alla pas plus loin que ça.

Par ma faute.


Ecrit par Dine, le Mercredi 10 Août 2011, 01:06 dans la rubrique Actualités.